IHM et transhumanisme

A l’heure où les nouvelles technologies vont de plus en plus loin et prennent de plus en plus d’ampleur nous pouvons nous questionner sur leur finalité. Pourquoi le progrès technologique se dirige-t-il vers le transhumanisme ?

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Qu’est-ce que l’IHM ?

Pour comprendre le concept de transhumanisme il faut d’abord revenir sur la notion interaction homme-machine (IHM). IHM (Interaction Homme Machine) est un terme qui regroupe les moyens inventés pour permettre à l’homme d’interagir avec la machine. Il existe plusieurs types d’outils afin que cette communication entre humain et machine soit plus facile. Nous pouvons référencer trois grandes catégories :

  • Les organes d’entrée (souris, clavier…)
  • Les organes de sortie (imprimante…)
  • Les organes interactifs soit tout ce qui tend à rendre les interactions plus naturelles.

L’IHM vise aussi à rendre ces interactions plus efficace et simple d’utilisation, ou ce qu’on appelle plus précisément l’ergonomie.

Problématiques du transhumanisme

Cependant avec l’évolution rapide des nouvelles technologies ces dernières années, l’interaction semble avoir pris une autre signification, et l’objectif ne semble plus être de simplement faciliter la communication entre homme et machine. En réalité cette évolution de l’IHM se dirige progressivement vers le transhumanisme. Le transhumanisme est une idéologie qui anime la Silicon Valley, voici la définition que nous donne le site PhiloSciences : « Il [le transhumanisme] prône l’usage des sciences et des techniques afin de développer les capacités humaines et de dépasser les limitations de l’homme. Le transhumanisme est porté par les développements technologiques contemporains dans l’informatique et les biotechnologies». On dépasse donc le simple cadre de l’interaction, les nouvelles technologies ne sont plus pensées pour améliorer le quotidien de l’humain mais pour améliorer l’humain lui-même et pallier aux défauts que les humains possèdent tous.

L’objectif ultime du transhumanisme est de rendre l’homme immortel. Pour le moment il cherche à prolonger sa vie. Si à ce jour les technologies qui permettraient d’atteindre ce but ne sont pas encore effectives, il existe déjà dans d’autres domaines des hommes utilisant une technologie de pointe pour faire d’eux des « hommes augmentés ».Comme exemple « d’homme augmenté » on peut citer l’artiste Neil Harbisson, qui est considéré comme le premier cyborg (pour en savoir plus sur Neil Harbisson et son travail, vous pouvez consulter son site web officiel. Étant daltonien de naissance, Harbisson s’est fait greffer un œil cybernétique au dessus du front pour pouvoir non-pas voir les couleurs mais les écouter.

Qu’en pensent nos philosophes contemporains

L’autre problème qui se pose également avec le transhumanisme c’est le fait que cette idéologie est souvent celle de quelques uns, celle de ceux qui font la technologie. Ce qui signifie que le transhumanisme est imposé ou sera imposé à la société comme une évidence, une suite logique du progrès, sans vraiment en exposer les dangers. Des penseurs comme François Berger s’y oppose fermement, comme dans cette interview de Sciences et Avenir : « l’humain amélioré n’est pas l’objectif de la médecine. En outre, intervenir sur une personne saine est potentiellement très dangereux. Voilà pourquoi il faut un positionnement ferme des scientifiques contre le transhumanisme, qui est à prohiber. »

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