Débat autour de la neutralité du net.

Nous entendons beaucoup parler de neutralité du net, ou encore communément appelée neutralité du réseau, dont le fondement repose sur l’égalité de traitement de tous les flux de données. Quand les partisans revendiquent ce principe, les Lobbys, eux, s’y opposent, alors, pouvons-nous, remettre en question la liberté des internautes sur la toile en France ?

neutralité du net
© Pixabay – Neutralité du Net

Qu’est ce que la neutralité du net ?

Mise en place en 2015 par les Institutions Européennes, sa définition est relativement complexe. Plusieurs sources tendent à définir la neutralité du net comme étant un principe devant garantir de la part des opérateurs télécoms, aussi appelés FAI (Fournisseurs d’accès à internet), un système neutre qui permet de naviguer simplement sur les réseaux, et exclut donc toute discrimination quelle qu’elle soit. De manière simplifiée les personnes peuvent accéder facilement aux réseaux sociaux, aux blogs ou encore recevoir un mail.

Cependant, des exceptions à la neutralité peuvent apparaître. Ce fondement peut ne pas avoir lieu dans le cas d’une décision de justice, dans le but de sécuriser un réseau étant au centre de certaines attaques, ou alors encore en cas de congestion temporaire du réseau. Face à ce principe, nous trouvons des opposants, qui préfèreraient s’en dispenser, notamment les opérateurs téléphoniques comme SFR, Orange, et Free pour les plus connus en France.

neutralité du net
© Pixabay – Neutralité du Net

 

Une remise en cause…

La neutralité est aujourd’hui remise en cause en raison du développement de la part de ces opérateurs, des modèles économiques qui mettent un frein à l’accès à Internet. Les fervents partisans de la neutralité du net tels qu’Amazon, Yahoo, Facebook, Microsoft, Dailymotion, Skype et d’autres acteurs de l’écosystème numérique estiment qu’il s’agit d’un principe démocratique et d’un vecteur d’innovation pour les jeunes ou les petites entreprises, et doit rester comme ils le disent « une plateforme ouverte pour l’expression et le commerce, afin que l’Amérique continue d’être leader sur les marchés technologiques ». Il est donc essentiel pour ces plateformes que ce principe soit appliqué.

Facebook, et six autres partenaires ont organisé en 2013 l’initiative Internet.org qui consiste à proposer gratuitement Internet à tous, notamment à ceux qui vivent dans des pays en voie de développement. Ces centaines d’acteurs demandent de la part de la FCC (Federal Communications Commission) une révision en ce qui concerne la neutralité du net car il faut savoir qu’elle compte autoriser les opérateurs à prioriser le trafic de contenus avec lesquels ils auront des accords commerciaux.

Qu’en est-il pour les pays étrangers ?

Aux États-Unis, la neutralité du net est vouée à un avenir plutôt sombre. Alors que l’ancien Président des États-Unis, Barack Obama plaidait en faveur d’un Internet libre et ouvert, l’actuel Président, Donald Trump, a nommé à la tête de la FCC le commissaire Ajit Pai, un opposant à ce principe. Les entreprises de télécommunication refusent elles aussi, en grande majorité, de mettre en place la neutralité du net dans l’absolu. L’un des problèmes majeurs du marché américain reste le manque de compétition entre les fournisseurs d’accès Internet et de télévision. D’après Tom Wheeler, un homme d’affaire et politicien, les Américains ont besoin de choix plus compétitifs pour avoir une connexion internet plus efficace. Du fait de la forte influence des États-Unis, cela risque d’atteindre l’Europe, et plus étroitement la France, notamment en raison des lobbys et des FAI qui font pression sur le gouvernement et qui tolèrent difficilement leur statut « d’intermédiaire » entre les internautes et les sites.

Il faut savoir aussi que la neutralité du net est mise à mal dans plusieurs pays autoritaires. Nous pouvons citer la Chine,- qui a décidé de bloquer plusieurs services pour les internautes, ou encore la Turquie qui a dernièrement bloqué l’accès à Twitter ainsi qu’à YouTube pour des raisons de sécurité.

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