Interactions Homme-Machine : La démocratisation des technologies

Il y a 50 ans déjà qu’existe une interaction entre l’Homme et la machine, ce qui a permis de rendre les plateformes accessibles pour un grand nombre d’utilisateurs d’une façon que personne n’avait prédis. Pouvons-nous nous considérer comme « prisonniers » des machines et sommes-nous prêts psychologiquement à laisser les machines nous assister ?

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©Gettyimage – IHM

Premières apparitions et évolutions

La notion provient de Vannevar Bush, qui en 1945, a élaboré le concept de navigation. Il fut l’un des premiers avec  Ivan Sutherland l’inventeur du Sketchpad, l’interface graphique séculaire en 1963 –  et Douglas Engelbart –qui a créé la première souris d’ordinateur en 1964 – à mettre en évidence l’interaction entre l’Homme et la machine.

L’interaction (aussi appelée interface) entre l’Homme et la machine se définit comme un ensemble d’éléments/organes qui remplissent  des fonctions divergentes mais coordonnées. On peut distinguer différents modes qui sont : le mode écrit, le mode parlé, le mode visuel et le mode gestuel. Cette interaction est partout : les icônes qui se trouvent sur le bureau d’ordinateur, la corbeille, la souris que nous déplaçons avec la main, le zoom exercé avec nos doigts sur l’écran, ou encore la vibration de notre smartphone.

Il ne cesse d’y avoir des évolutions dans le domaine des technologies et dans les connaissances. Plusieurs de ces technologies ont un impact considérable sur notre humanité et il est nécessaire d’anticiper cet effet afin de rester maître de notre technologie. Il est certain que ces évolutions des technologies exposent un réel risque pour nous même mais aussi pour les générations futures et peuvent avoir un impact néfaste et irréversible. Pour cette raison, Hans Jonas explique dans son ouvrage Le principe de responsabilité, que si une technologie présente une menace importante, il faut faire le choix d’y renoncer  afin d’éviter un « scénario catastrophe ».

Nous pouvons nous questionner sur l’avenir de la souris car les technologies évoluent à vive allure. Les familles actuelles possèdent au moins quatre télévisions, alors qu’il y a vingt ans, chaque foyer ne s’en contentait que d’une. Cette augmentation d’écran se répercute dans notre quotidien ainsi que dans nos relations  (homme/homme et homme/machine).

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Expansion des technologies et standardisation

En 2007, débutait la démocratisation de l’écran tactile, quatre ans plus tard existe la commande et la reconnaissance vocale. En 2012 le « leap notion » est mis en place – un système infrarouge qui favorise l’utilisation intuitive des ordinateurs grâce aux gestes- etc.

Toutefois, malgré ces innovations et ces améliorations, les utilisateurs en désirent toujours plus, ils souhaitent de la nouveauté, des objets révolutionnaires… Les inventeurs se doivent donc de trouver de nouvelles idées en peu de temps, et la conception génère un coût onéreux.

Avis divergents

Jean-Michel Besnier critique vivement  l’emprise croissante des machines sur l’Homme, dans son dernier essai intitulé L’homme simplifié, il met en évidence le fait que l’Homme avec ses grandes capacités et ses moyens techniques est pourtant réduit à un statut médiocre, « une machine parmi d’autres ». Il trouve regrettable que l’Homme avec l’intelligence et les facultés qu’il possède délègue désormais les moindres tâches aux machines, « se laisser administrer comme de simples choses », nous nous laissons donc aller à la fainéantise. L’auteur parle de « robotisation de l’existence », c’est comme un cercle vicieux, sans fin : les machines réalisent tout à notre place, il déclare que l’Homme refuse ainsi la moindre difficulté. Or la simplification à forte dose a des effets indésirables sur l’Homme, ceci détruit son esprit humain et peut se déclarer par des pathologies très graves.

Nous pouvons affirmer que les avancées technologiques créent des débats, divisant ainsi les opinions entre les utilisateurs partisans et ceux un peu plus conservateurs, qui sont contre ces technologies innovantes. Le sentiment des utilisateurs est mitigé entre admiration et méfiance envers les nouvelles machines. Toujours est-il que ces machines ont permis un gain de temps considérable pour les hommes depuis leur invention et ceci ne peut que mettre tout le monde d’accord.

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