La neutralité du net, un droit pour tous ?

« L’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme peut être rattaché à la notion de « neutralité du net » affirme que « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

neutralité du net
©wikimedia

 

En d’autres termes l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’Homme convient parfaitement à la définition de la neutralité du net qui consiste à fournir à tous les internautes les contenus de la même manière et de façon inchangée sans restriction du débit sur la bande passante.

 

La question de la neutralité du net s’est d’abord développée aux Etats-Unis lorsqu’une cour de d’appel a réaffirmé et autorisé les fournisseurs d’accès à internet à ne plus se soumettre aux règles de neutralité. Quelques mois après cette décision, Le Parlement européen s’est penché sur la la question dans le but de protéger les européens grâce à ce droit universel en finissant par l’adopter le jeudi 3 avril 2014.

 

La neutralité du net peut-elle être appliquée partout sur la planète ?

 

Bien que ce soit un droit universel écrit dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, de tous temps, il y a toujours eu des personnes qui défendent les droits et les libertés de chacun et ceux, en revanche, qui jugent qu’elle n’est pas indispensable. Depuis la naissance de la notion de neutralité du net existent deux types de pensées : Les personnes « pour » et celles « contre » ce dispositif.

 

Ajit Pai, récemment nommé au poste de directeur de la FCC par le président de la république américaine Donald Trump, a toujours combattu le principe de neutralité du net depuis son ancien poste de juriste chez l’opérateur Verizon, cette même entreprise qui en 2014 a réussi à ne plus soumettre les FAI aux règles de neutralité.

 

Les fournisseurs d’accès à internet français tels qu’Orange, Bouygues Télécom, SFR ou Free contestent cette loi. Ils proposent aux internautes différents forfaits afin qu’ils bénéficient d’un débit minimal par rapport aux autres utilisateurs. Ils avancent également l’idée de partager les recettes de certains sites pour les réinvestir dans les développements des réseaux telle que la fibre optique.

 

Ne pas respecter la neutralité du net pourrait servir de propagande à certain régime politique dont les sociétés de télécommunication appartiendraient au régime. L’information serait alors modifiée, transformée, et diffusée comme c’est le cas en Corée du Nord.

 

Les défenseurs de ce droit, eux, prônent une démocratisation d’un internet ouvert sans qu’il soit question des ressources financières des internautes car chaque personne à un droit d’accès à l’information, de diffuser son opinion sans modification de la part d’un tiers. De plus, ils affirment que la neutralité du net permet à n’importe qui de créer son entreprise, de la faire connaître sur internet et pouvoir concurrencer les grandes multinationales. Prenons le cas d’une petite agence de presse que décident de vendre son information. Si la neutralité du net est appliquée elle pourra proposer une information aussi rapidement qu’une agence plus riche qui pourrait payer les fournisseurs d’accès à internet si cette loi n’était pas adoptée.

 

En résumé, la neutralité du net est un droit universel qui doit être appliqué sur tout le globe pour assurer les droits et les libertés de chaque individu comme le déclare la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Bien que des associations, des multinationales, des États ou des citoyens qui la défendent il y a toujours un camp opposé à cette mesure qui défend leurs intérêts.

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