Quels sont les impacts environnementaux des objets connectés ?

Depuis ces dernières années, le numérique fait partie intégrante de nos vies. Le web 3.O autrement dit l’internet des objets permet d’améliorer le quotidien de l’utilisateur. Un objet connecté, selon Rafi Haladjian donne pour définition « un objet relié en réseau, par exemple en Wi-Fi ou en Bluetooth ». Le premier objet connecté, la lampe DAL, a été créé par l’entreprise Violet montre la progression des évènements. En effet, chaque couleur qui s’allume indique la bourse, la météo, les alertes e-mail, etc.

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Un danger pour l’environnement ?

L’impact environnemental est une question très actuelle dans la mesure où les pays développés se réunissent lors de sommets (COP 21) pour traiter d’écologie afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il est donc important d’adapter ces nouvelles technologies aux normes environnementales.

Les outils numériques nécessitent l’utilisation d’une batterie pour se recharger. Cette même batterie est composée de lithium qui se trouve dans la croûte terrestre. Pour être extrait, des machines fonctionnant à l’essence doivent être utilisées. C’est cet enchainement qui détériore, de la production à la vente, l’environnement.

De même, le domaine de la santé s’inquiète de l’impact de ces produits sur l’être humain puisque dès 2011 l’Organisation Mondiale de la Santé s’est penchée sur la diffusion des ondes qu’engendrent les smartphones et il s’avère qu’ils soient cancérigènes. Un objet même mis en veille consomme de l’énergie et dégage des ondes.

De plus, selon le site connaissance de énergies « En 2013, 57 millions de tonnes de déchets électroniques ont été produits. Ce volume pourrait augmenter de 23,5% d’ici à 2020 selon les dernières estimations ».

Mais aussi des points positifs

Il n’existe pas que des objets néfastes pour la planète. En effet, le consortium international Global e-Sustainability Initiative a publié en 2015 un rapport intitulé SmaRter 2030 qui prévoit que l’utilisation des technologies (comme l’IoT) permettra de réduire de dix fois les émissions de CO² d’ici 2030.

Des entreprises développent déjà des objets connectés dont l’objectif est de réduire les effets de CO2 dans l’atmosphère. Par exemple, la marque Parrot a conçu drone écologique Ebee qui propose au secteur de l’agriculture de « contrôler la croissance des récoltes en temps réel et gérer ainsi la consommation d’engrais. »

Electrolux propose lui un cerceau « Quadruple H » qui, lorsqu’il est utilisé par exemple par des enfants pour faire du Houla-houp, purifie l’air de la maison et donne des indications sur la qualité de l’air présente dans la maison.

Le cerceau QuadrupleH

Dans le cadre du projet de « la Nouvelle France Industrielle », les objets connectés ont été identifiés comme l’une des 34 priorités de la politique industrielle de la France. A l’intérieur de ces mesures, le gouvernement français compte investir dans l’énergie renouvelable afin de développer des villes intelligentes qui permettraient de répondre aux questions des enjeux environnementaux.

Le site economie.gov rapporte que « Ces projets pourront bénéficier de 80 M€ d’investissements des gestionnaires de réseaux (RTE et ERDF) et, aux côtés de YOU&GRID (Hauts de France), de 50 M€ du Programme d’investissements d’avenir. La filière française des réseaux électriques intelligents (transport et distribution) vise la création de 10 000 emplois directs à horizon 2020. ». Des impacts discutables donc.

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