L’IoT et la question de la cybersécurité

L’internet des objets (IdO) dans sa globalité est ce que l’on appelle plus communément les objets connectés. Il s’agit alors d’une expansion du réseau à internet à de nouveaux objets et de nouveaux espaces. Les objets connectés permettent de créer des liens entre monde physique et monde virtuel. Mais quels objets peuvent être considérés comme « connectés » ? Ce sont tout simplement des objets reliés en réseau par le wi-fi ou le bluetooth. Cela concerne donc une catégorie très large d’objets, cependant les smartphones sont reconsidérés comme étant des objets connectés, car ils sont bien plus que simplement connecté. Le smartphone est d’ailleurs souvent un complément à l’objet grâce à une application.

Iot

Une tendance qui s’accroît

Les objets connectés sont déjà une tendance dans le monde, en 2016 plus de 6,4 milliards ont étés recensés sur toute la planète. Soit presque autant qu’il y a d’humains sur terre. Et la tendance ne compte pas s’arrêter là : en effet on prévoit en 2019, que 93% des entreprises auront recours aux objets connectés. Comment expliquer le succès ? Cela s’explique en partie car il existe de ces objets pour tout, du plus utile au plus absurde. Il y a ceux auxquels on peut facilement trouver l’utilité et donc une légitimité : le secteur du sport par exemple est très productif dans ce domaine, tous les sportifs amateurs rêvent de pouvoir mesurer leurs performances comme de vrais pros. On peut citer le bracelet connecté de Fitbit, la raquette connectée de Babolat, ou encore le ski connecté par la marque française Piq et Rossignol. Des gadgets oui, mais pas absurdes. C’est dans d’autres secteurs variés qu’on trouve les objets les plus…insolites, ceux où leurs créateurs ont peut-être voulus un peu trop surfer sur la tendance objet connecté : en 2017 vous pourrez vous offrir le pot de fleur connecté,  ou la brosse à dents connectée pour la modique somme de…155€. D’autres idées d’objets plus ou moins utiles par ici: Objeko.

Les problèmes engendrés par ces objets

S’ils peuvent paraître bien souvent inoffensifs, on oublie trop vite l’aspect connecté, justement. Il est trop facile d’oublier que ces objets collectent pour leurs bonnes utilisations, des milliers de données (data) personnelles de leurs utilisateurs. Ces données privées, ne le sont plus, et deviennent publics. Elles sont alors étudiées par les fournisseurs, mais plus grave, afin de se procurer les données les plus précieuses, comme les données bancaires ou médicales, les piratages sont de plus en plus fréquents. Les piratages engendrent même des demandes de rançons ou des vols d’identité. Une statistique est probante : on a enregistré une hausse de 3000% ces dernières années concernant les attaques sur les objets connectés. Un chiffre qui doit alerter les consommateurs de ces objets et leur rappeler de manier leurs données privées avec beaucoup de précaution. La question de la cybersécurité reste un grand problème à l’utilisation des objets connectés.

Quelles solutions ?

Comme tout ce qui concerne le numérique, tout est neuf en matière de sécurité numérique et des lois. Cependant pour pallier le manque de sécurité à l’utilisation des objets connectés, des alliances se créent pour mieux sécuriser l’internet des objets : la IoT Cybsecurity Alliance par exemple, composé de six acteurs principaux (AT&T, IBM, Nokia, Symantec, Palo Alto Networks et Trusonic). Le but ? Éveiller les consciences des consommateurs, mais aussi aboutir à la création de normes et de standard.

 

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