Comment le marketing s’est-il adapté aux digital natives ces dernières années ?

Considérée comme une génération « je m’en-foutiste », les digital natives sont difficiles à cibler puisqu’ils changent leur comportement en fonction des phénomènes de société dont ils sont eux-mêmes créateurs. C’est en raison de cette constante transformation que les sociétés de marketing sont obligées de revoir leur système de communication pour vendre ses produits.

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Le climat dans lequel vivent les 15-25 ans ne favorisent pas leur optimisme. En effet, TNS Sofres a réalisé une étude chez les jeunes franciliens de cette tranche d’âge et révèle que 84% d’entre eux pensent que le monde va mal. Ce qui se traduit par les achats compulsifs de cette génération. Certains diront que c’est assez réducteurs de penser de cette façon mais les jeunes « profitent de l’instant présent » en achetant toutes les nouvelles sorties sans même attendre que l’objet qu’ils possèdent déjà soit en fin de vie. C’est d’ailleurs pourquoi on entend très souvent que le meilleur remède pour décompresser ou en cas de coup dur c’est le shopping ! Les entreprises profitent de ce mode de fonctionnement qui a toujours existé en sortant tous les un ou deux ans un nouveau produit. Prenons le cas d’Apple qui sort un smartphone tous les trois ans. Bien que les téléphones présentent les mêmes caractéristiques, les jeunes préfèrent acheter la nouvelle version.

Les sociétés de communication ont également remarqué que les jeunes aiment se regrouper pour partager leur passion comme la musique lors des concerts. De ce fait, de plus en plus d’entreprises de vêtements tels que H&M ou Versace tente d’attirer un public jeune en prenant des icônes de la musique ou du cinéma afin d’en faire des spots publicitaires qui seront diffusés à la télévision ou sur Internet dans lesquels le public va pouvoir s’identifier et partager sur les médias sociaux leurs achats et/ou leur ressenti. Incontestablement, vous me direz que ce phénomène n’est pas nouveau, mais ce qui change c’est que maintenant, grâce aux réseaux sociaux, les « influenceurs » ont une communauté qui suivent de très près ce que fait ou ce que pense celui-ci et il est donc plus facile pour de convaincre un plus large public à l’achat.

En parlant des médias sociaux, les enfants du numérique sont de plus en plus présents sur les réseaux tels que Facebook, Twitter et Instagram. Le principe de monétisation a alors été créé. Il consiste à payer une personne pour qu’elle fasse la publicité en un tweet ou un poste de la marque ou d’un produit en particulier à sa communauté. Bien sûr plus la personne a une communauté élevée plus le cachet est élevé. Sur YouTube il y a deux façons d’être monétisé : la première comporte un spot publicitaire avant une vidéo d’un youtuber, la deuxième qui est très répandue chez les « youtubers gaming » où ils se voient attribués gratuitement des accessoires pour en faire la promotion lors d’une vidéo, mais, à savoir que dans la plupart des cas les youtubers organisent des concours qui visent à faire gagner l’objet.

Les jeunes sont également mobiles grâce à leur smartphone qui leur permet d’être connectés peu importe où ils se trouvent. C’est sur cette tendance que les entreprises se sont basées en créant des applications qui restent encore aujourd’hui le moyen le plus utilisé car l’utilisateur trouvent l’information qu’il souhaite rapidement. La société vinted, célèbre pour son système d’échange de vêtements entre les utilisateurs, est très visitée par un public jeune depuis qu’elle a créé son application. En effet, le site a su adopter le comportement des 18-25 ans.

La boutique de vêtements Morgan, basée à Paris, a créé dans ses cabines d’essayage un miroir qui permet de se prendre en photo et d’envoyer avec la tenue essayée sur les réseaux sociaux. Répondant ainsi au besoin de cette cible « qui ne décide rien avant d’avoir eu l’approbation de ses amis, l’avis du vendeur n’étant pas suffisamment objectif« , estime la directrice du planning stratégique et de la communication de l’Ifop.

En somme, les entreprises et les agences de communication ont, ces dernières années, adapté leur façon de concevoir leur segmentation auprès des jeunes grâce aux avancées technologiques et aux nouvelles tendances qui ne cessent d’évoluer. Se pose la question maintenant de comment appréhender la nouvelle génération dite « Z ». Les spécialistes planchent déjà sur la question.

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