“Online writer” : Qu’est-ce que ça change ?

Il est compliqué aujourd’hui pour un auteur de maintenir son autorité face à un texte. En cause : la mutation numérique qui fait perdre le pouvoir d’un auteur sur son oeuvre. Cependant, si la révolution numérique a l’air d’être un danger pour le statut de nos auteurs et de nos lecteurs, celle-ci  l’a réinventé.

 

L’auteur face à son lecteur

De nombreux auteurs d’aujourd’hui cherchent à se rapprocher de leur lectorat du point de vue de la communication ainsi que du marketing. Les auteurs se socialisent et communiquent directement avec leurs lecteurs, mais tous ne s’y prennent pas de la même façon. Blogs, podcasts, chaînes YouTube,… Nos auteurs tentent de se distinguer des autres pour accéder à plus de lisibilité. C’est le cas par exemple de la jeune Samantha Bailly qui donne aux petits auteurs des conseils d’écriture. Des “défis sabliers” sont organisés sur sa chaîne YouTube et permettent de tisser des liens entre lecteurs et auteurs de façon ludique.

https://www.youtube.com/channel/UCsuzKpH4ha63PYuPXgCZ2PA/featured?disable_polymer=1

 

Le “bonus numérique” : un petit plus pour nos Best-sellers

Dans l’optique de développer la communication entre auteurs-lecteurs, les maisons d’édition ont voulu aller plus loin. Ils ont mis en place ces bonus, qui servent d’élargissement de l’oeuvre et qui sont plus interactifs pour les lecteurs. Beaucoup de nos auteurs contemporains ont choisi de construire une partie de leur notoriété sur la relation avec leurs fans. C’est le cas pour la célèbre J.K Rowling qui a ouvert un réseau social pour ses fans appelé PotterMore.

Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle ou Serpentard? Vous rêviez de vous aventurer au sein des maisons et de découvrir ce qu’est la vie d’un véritable sorcier ? C’est désormais possible avec ce site !

https://www.pottermore.com/

En proposant de nouvelles choses aux lecteurs, on les attire, les fidélise, on les fait participer en créant de nouvelles activités. Ainsi, de nouvelles relations se créent. Le contact devient primordial pour accéder à plus de lisibilité et ça, de nombreux auteurs le remarquent !

 

Plusieurs empreintes pour une seule oeuvre

De plus en plus, les auteurs décident de se mettre en collaboration afin de ne créer qu’une seule oeuvre à eux tous. Cela est avantageux et permet d’étendre la surface du livre en éclatant les points de vue, par exemple, ou encore en créant un univers collectif imaginaire. Jusque là, rien d’exceptionnel concernant la révolution numérique.

Mais ces collaborateurs vont plus loin. Lorsqu’il y a éclatement des points de vue par exemple, certains auteurs confectionnent des blogs respectifs à chaque personnage. Cela permet encore une fois, d’élargir et de faire évoluer la relation entre lecteurs et auteurs. C’est le cas par exemple pour “Radius” qui rassemble plusieurs auteurs, et chacun d’entre eux confectionne un personnageCe site est basé sur des écrits collaboratifs qui apportent communication et développement au niveau marketing, puisque ce dernier est payant et nécessite un abonnement.

http://www.radius-experience.com/

 

De “faux” auteurs pour une  collaboration en trompe-l’oeil 

Certains auteurs ont pris pour habitude d’incarner plusieurs personnalités sans le préciser clairement, comme s’il s’agissait de nombreux collaborateurs : ce sont les hyperonymes. L’invention collaborative va très loin et on ne parvient plus à distinguer qui sont les vrais auteurs de ces œuvres. La barrière entre le réel et le virtuel s’efface de plus en plus. C’est le cas pour Jean-Pierre Balpe ou Marc Hodges qui écrivent des articles sur un blog. Malgré notre impression de co-écriture, l’auteur est seul, il s’agit de Jean-Pierre Balpe qui a inventé l’existence de son collaborateur, du deuxième auteur Marc Hodges. Le seul auteur parvient à nous tromper ou à nous plonger dans la confusion.

 

 

Collaboration numérique, positive ou négative ? 

Les œuvres collaboratives permettent un développement au niveau marketing et communication, ce qui est avantageux pour les auteurs. Cependant, même si la révolution numérique apporte beaucoup de points positifs, ces pratiques de collaboration peuvent induire le lecteur en erreur, et l’oeuvre très vite devenir incompréhensible. Certains auteurs peuvent abuser de cette technique en la poussant à l’extrême. Alors même si la collaboration numérique se présente comme étant un point positif au début, attention à ce que celle-ci ne fasse pas barrage à la lecture !

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