Internet : un outil devenu primordial pour la littérature ?

Les réseaux sociaux sont devenus des éléments presque indispensables de notre quotidien (oui oui ne dites pas le contraire). Ils nous servent à discuter, partager, informer et même s’amuser. Bien évidemment, le domaine de la littérature n’échappe pas à cela. En effet, les lecteurs sont de plus en plus présents en ligne. Ils se sont rassemblés progressivement en réseaux qui leurs permettent d’échanger sur leurs passions.

Différentes plateformes évoluent pour améliorer et satisfaire les besoins des lecteurs. Plusieurs réseaux existent et son apparus à la fin des années 2000.

Le plus célèbre est sans doute celui de Booknode qui revendique 250 000 membres. Chaque réseau possède un ensemble de fonctionnalité autour de livres et de la lecture. En général, les utilisateurs se créent un profil, partagent leur bibliothèque, publient leurs critiques, écrient des commentaires, établissent des tops, participent même à des jeux.

L’avantage d’Internet, et donc des réseaux, est le fait que tout est basé sur un algorithme, alors la plateforme nous permet de faire des découvertes tout en connaissant d’avance nos goûts, bien pratique pas vrai ?

Mais, comme pour tout sujet, cela connaît des limites. En effet, on peut s’apercevoir que sur la plateforme les interactions entres les internautes ne sont pas avantagées. On évoque une interaction avec le site. Les outils sont simplement utilisés et consultés.

Cela correspond au « tableau noir » de Michel Gensollen. C’est-à-dire que chacun écrit des choses qui sont visibles par autrui. Ce qui est écrit sur ce tableau est disponible à tout le monde.

Toucher une nouvelle cible

Indéniablement, les plateformes de lectures sur Internet touchent principalement une cible : les jeunes adultes. Cette tranche d’âge est sans doute la plus difficile à convaincre. En effet, les éditeurs changent régulièrement l’image de leur marque pour cesser toutes associations gênantes comme pour les jeux intelligents, un vrai traumatisme… Les espaces communautaires donnent un coup de lumière aux catalogues et aux différents labels car les ados et jeunes adultes sont principalement présents sur le net. Selon l’enquête de Louis Wiart, les réseaux sociaux sont largement dominés par les moins de 25 ans (77%). Ce sont eux qui font vivre le site. Les réseaux se modifient et s’améliorent principalement grâce et pour eux. Par exemple, Booknode proposent régulièrement de grands sondages aux utilisateurs pour qu’ils puissent communiquer leurs désirs et leurs volontés de changement aux créateurs. Nous pouvons voir ci-dessous celui de 2017 : 

Plus nous rentrons dans cette communauté, plus il est facile de connaître les modalités du site, d’interagir, et surtout d’avoir connaissance du contexte dans lequel on évolue. Les réseaux sociaux littéraires modifient profondément les moyens par lesquels les lecteurs se renseignent sur les œuvres et la manière dont on fait son choix entre ces œuvres.

En effet, leurs critères de sélections pour choisir un livre est également bien spécialisé. Les jeunes adultes s’attardent sur le sujet du livre et sur la couverture principalement. Mais ce qui est le plus étonnant est le fait qu’ils font très attention aux avis sur Internet. Eh oui, il est bien loin le temps où le libraire nous orientait vers tel ou tel livre. Maintenant tout ce fait de manière bien autonome.  

    Vers une démocratisation de la critique ?

La multitude de réseaux et l’omniprésence d’Internet dans notre monde permettent à chacun de s’exprimer librement. Ceci peut être un avantage comme un inconvénient. Dans le domaine de la littérature, ce principe est également présent. Chacun publie son avis, ses éloges et ses critiques. Il est très facile pour les utilisateurs de savoir en quelques clics l’impact d’un livre, ses points positifs et négatifs. Alors pourquoi s’embêter à attendre l’avis de professionnels qui d’ailleurs peut se révéler beaucoup trop élitistes pour nous ?

Un peu de géométrie pour expliquer le contexte : Il y deux « domaines » de prescription. La verticalité et l’horizontalité. La verticalité signifie que les conseils de lectures circulent du haut vers le bas, c’est à dire d’une élite vers une masse. Aujourd’hui nous pouvons dire que nous nous situons principalement dans une horizontalité de cette prescription. Ce sont plus des conseils de proches, de pairs. Nous écoutons notre entourage et nous nous faisons une idée à partir de là. 

Il faut savoir que ces deux formes de critiques ne se disputent pas la place du « c’est moi qui dicte votre pensée ». Non, chacun reste dans son domaine et chacun à son utilité. En effet, ils ne se considèrent pas de la même façon. Les bloggeurs minimisent leur influence et leur activité, ceci n’est qu’une distraction. Ils rendent visible d’autres livres et d’une autre manière.

Les utilisateurs d’Internet,eux, deviennent de plus en plus présent et changent même d’interface. Ils passent du blog à l’image, de l’écrit à l’écran, principalement avec le phénomène Youtube.

 

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